Projet spare - réunion inter-atelier


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Les actions

Gérer la ressource

L'agriculture et le SAGE

L’agriculture irriguée occupe une place importante dans la basse vallée de la Drôme.

Entre les années 1970 et 1990, la modification des pratiques culturales a engendré une très forte augmentation de la demande en eau pour l’irrigation, essentiellement sur la partie aval du bassin versant (zone où se concentrent les exploitations productrices de maïs, très demandeuses en eau sur la période où la rivière va connaître les étiages les plus sévères). Le débit de pompage représente aujourd’hui 1,5 m3/s, soit une valeur supérieure au débit d’étiage de la Drôme en année sèche.

drome a sec au seuil des puesLa Drôme à sec au seuil des Pues

L’importance de ces prélèvements va avoir de graves conséquences sur le milieu naturel, participant fortement aux assecs complets de la rivière de ses dernières années (2003, 2004) et alimentant les conflits d’usages avec les autres utilisateurs de la rivière (pêcheurs, naturalistes, etc.).

Pour faire face aux graves situations de crise où la Drôme est asséchée à Livron, sous l’effet conjugué des pompages agricoles et des infiltrations naturelles, agriculteurs, élus, usagers se sont engagés dans une gestion collective de la ressource afin de pouvoir anticiper et prévenir d’éventuelles crises.

Il a été mis en place un dispositif global :

S’appuyant sur :

  • Le gel des superficies irriguées à la date d’approbation du SAGE, afin de ne pas aggraver la situation.
  • La définition d’un débit objectif fixé à 2,4 m3/s au seuil des Pues, en aval des principaux prélèvements. 
  • La mobilisation de 2 millions de m3 complémentaires avec, notamment, la réalisation de la retenue des Juanons qui permettra à elle seule, dès 2006, de mobiliser 1 million de m3 l’été pour soulager la rivière Drôme. L’espoir de mobiliser 1 million de m3 complémentaire existe, avec, notamment, l’amélioration de la connaissance du fonctionnement du karst de la Gervanne.
  • Une amélioration de la connaissance des ressources et des prélèvements avec la mise en place d’un observatoire des débits.

Si de gros efforts ont déjà été réalisés par les collectivités et le monde agricole, la réflexion sur le partage et l’utilisation de la ressource, mais aussi la recherche de ressources alternatives ou complémentaires, doit être largement poursuivie.