L'eau, bien commun : saurons-nous tre sage ? 1 et 2 octobre sainte croix


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Les actions

Préserver et améliorer la qualité de l’eau

La situation actuelle :

(Extrait de l’étude bilan ASCONIT, GEO+Contrechamp, 2006)

En eaux de surface :

La qualité physico-chimique était jugée globalement bonne sur la Drôme entre 1994 et 2002, la qualité des affluents est plus variable, de très bonne sur la Roanne à mauvaise sur l’amont de la Grenette. Les campagnes 2006 montrent une alternance de tronçons de bonne qualité et de très bonne qualité, les principaux paramètres déclassants étant, a priori, d’origine urbaine et « industrielle » (caves vinicoles) en amont (matières organiques et matières azotées) et agricoles en aval (nitrates).

Pour l’atteinte des objectifs du SAGE, des efforts sont encore à faire sur la Drôme en amont de Crest et sur quelques affluents, en particulier la Gervanne aval et la Grenette, pour obtenir une qualité très bonne (équivalent 1A). L’objectif de qualité 1B est atteint à l’aval de Crest sur la Drôme.

Station d'épuration de Beaufort-sur-GervanneLa station d'épuration de Beaufort-sur-Gervanne

L’évolution de la qualité bactériologique est très claire, puisque 88 % des cours d’eau sont « baignables » (qualité bonne ou très bonne) en 2006, alors que 30 % du linéaire pouvait afficher des interdictions de baignade en 1997 (qualité moyenne ou mauvaise). Quelques points noirs subsistent toutefois sur l’aval du Bez et l’amont de la Drôme en raison de rejets de stations d’épuration.

La qualité hydrobiologique est bonne à très bonne dans tout le bassin depuis 1994, à l’exception de l’aval de certains affluents comme la Sye et la Grenette. Les peuplements piscicoles sont de type salmonicole en amont (Drôme et affluents), intermédiaire (mixte) sur la Drôme entre le saut de la Drôme et la confluence de la Gervanne, ainsi que sur la Roanne en aval de Saint-Benoît, et cyprinicole sur la Drôme en aval de la Gervanne. Les cours d’eau des têtes de bassin (Comane, Meyrosse, Roanne, Gervanne…) abritent des espèces (écrevisses à pieds blancs) et des habitats patrimoniaux. Les travaux et aménagements entrepris dans le cadre du Contrat de rivière ont cherché à favoriser la diversité des milieux.

Epuration par les roseaux a aix-en-dioisÉpuration par les roseaux à Aix-en-Diois

En eaux souterraines :

Concernant les eaux souterraines du territoire, la qualité est globalement bonne. Cependant des pollutions sont constatées en lien avec la nature des aquifères (perméabilité) et/ou les pressions agricoles diffuses.

D’un point de vue bactériologique, la qualité des eaux brutes s’améliore globalement. Le nombre de captages aux résultats non-conformes (présence d’entérocoques ou de Escherichia coli) a augmenté entre 1995 et 2005, mais ceci est lié au fait que le nombre de captages surveillés a augmenté. Les valeurs excédentaires sont plus faibles qu’en 1995. Les contaminations concernent, entre autres, des sources (Crupies, Beaufort, Grâne…), plus sensibles aux pollutions. Les nappes karstiques, sont, de manière générale, très vulnérables aux pollutions bactériennes.

Conséquence des pollutions agricoles diffuses, les nappes des alluvions de la Drôme, des molasses miocènes et du karst du Vercors peuvent présenter, selon les secteurs, des taux de nitrates supérieurs à 40 mg/l (karst à Beaufort-sur-Gervanne, taux en légère mais constante augmentation depuis 1995), voire supérieurs à 50 mg/l dans les alluvions à côté de Chabrillan, mais sans évolution. Le captage d’Autichamp, qui présente des taux de nitrates supérieurs à 70 mg/l, se situe en fait dans un affleurement de la nappe des molasses miocènes. La présence de pesticides est également enregistrée ponctuellement dans les nappes à l’aval du territoire : alluvions de la Drôme, alluvions du Rhône et molasses miocènes.

En fonction de ces résultats et des enjeux économiques liés à ces nappes, des actions sont à mettre en œuvre en termes de protection de la ressource, préservation pour l’alimentation en eau potable et mise en œuvre de programmes de réduction des pollutions diffuses agricoles.

Consulter aussi la rubrique Observatoire et l’étude « faune benthique et qualité », de 2006, sur les indicateurs biologiques.