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Le bassin

Espèces patrimoniales

Du bassin versant de la Drôme

La truite Fario (Salmo trutta fario) :

C’est une espèce emblématique de la rivière Drôme et de ses affluents, tels que la Gervanne, la Sure, l’Archiane, la Roanne, le Bez, la Béoux ou encore la Meyrosse.

La truite Fario bénéficie d’un intérêt halieutique indéniable et revêt un caractère patrimonial, notamment en ce qui concerne la souche méditerranéenne présente sur nos cours d’eau.

Sa taille : 20 à 30 cm en moyenne pour un poids de 200 à 300 g à l'âge de 1 à 2 ans ; exceptionnellement 80 cm pour un poids de 7 kilogrammes.

Son habitat : Eau vive et fraîche, fortement oxygénée.

Où la trouve-t-on dans le bassin versant ? Têtes de bassin et partie haute de la Drôme où l’eau est très saine, fraiche et bien oxygénée.

Sa reproduction : De novembre à fin février, sur des zones graveleuses à courant vif appelées « frayères ».

Son alimentation : Après éclosion des œufs, les larves se développent en puisant sur leurs réserves jusqu’au début du printemps. La truite est ensuite carnivore, avec toutefois un régime alimentaire varié : insectes, crustacés, mollusques, petits batraciens et poissons.

Le barbeau méridional (Barbus meridionalis) :

Le barbeau méridional figure dans le livre rouge des espèces menacées.

Sa taille : 12 à 25 cm

Son habitat : Eaux bien oxygénées de moyenne altitude, mais supporte très bien les étés chauds avec une eau moins oxygénée. On le trouve principalement dans des trous peu exposés au courant, et il supporte les assèchements partiels du lit et les crues violentes.

Où la trouve-t-on dans le bassin versant ? Il est présent sur la haute Drôme mais en faible densité, sur la Roanne, ainsi que sur la Gervanne. Sur la Drôme aval, sa répartition est assez hétérogène.

Sa reproduction : Le plus souvent entre mai et juillet

L’écrevisse à pattes blanches (Austropotaobius pallipes) :

L’écrevisse à pattes blanches (ou à pieds blancs) est un crustacé décapode de la famille Astacidés.

Elle est considérée comme emblématique des eaux courantes fraîches et bien oxygénées. Maladies, destruction des habitats favorables à cette espèce et altération de la qualité de l’eau, expliquent la disparition de ces populations. Une autre menace apparait sur certains cours d’eau : la concurrence avec l’écrevisse de Californie.

ecrevisseUne écrevisse à pattes blanches

Sa taille : 5 à 12 cm

Son habitat : Elle affectionne particulièrement les zones riches en abris pouvant prendre la forme de blocs, pierres, racines en berges ou litières ligneuses.

Où la trouve-t-on dans le bassin versant ? Aujourd’hui, on retrouve cette espèce principalement en tête de bassin versant, préservée des impacts humains.

Sa reproduction : Généralement d’octobre à novembre, après quoi les œufs sont portés par la femelle pendant 5 à 9 mois.

L’Anguille (Anguilla anguilla) :

L’anguille est le seul migrateur capable de vivre à la fois en eau douce et en eau de mer, où elle migre pour se reproduire.

Sa taille : adulte: 30 cm à 1 m pour un poids variant de 300 g à 3 kg

Son habitat : Cette espèce colonise tous les milieux aquatiques continentaux accessibles, depuis les estuaires jusqu’aux parties amont des bassins versants, pour y effectuer sa croissance.

Où la trouve-t-on dans le bassin versant ? La présence de l’Anguille est considérée comme anecdotique sur le bassin versant de la Drôme et l’espèce est cantonnée à la partie aval de la Drôme (aval de Crest), et dans une moindre mesure autour de Saillans. Il est fort probable que l’espèce ait été présente historiquement avant les grands aménagements du Rhône (barrages hydroélectriques), au moins sur la partie aval du bassin versant de la Drôme et de ses affluents, l’espèce étant limitée, après, par l’altitude.

L’Apron du Rhône (Zingel asper) :

Ce petit poisson, de la famille des percidés, est endémique du bassin du Rhône. Il est très peu coloré et se confond facilement avec le fond de graviers ou de galets où il se tient immobile. L’Apron est un poisson solitaire qui vit dans les fonds des cours d’eau. Migrateur partiel, il se déplace dès février pour se reproduire.

C’est l’un des deux poissons d’eau douce les plus menacés de disparition du territoire français, avec l’esturgeon. Les causes de sa disparition sont essentiellement la fragmentation ou la disparition de son habitat, son isolement dû aux barrages, la qualité des eaux, la mauvaise connaissance de l’espèce, etc.

Life Apron I et II travaillent depuis 1998 pour essayer de mieux connaître l’espèce et de la préserver, notamment en améliorant ses milieux de vie ou encore en aménageant des passes à poissons pour restaurer la continuité biologique.

apronL'apron du Rhône

Sa taille : de 13 à 20 cm, 100g.

Son habitat : espèce benthique qui affectionne les milieux variés aux eaux claires et bien oxygénées.

Sa reproduction : De février à avril dans des eaux fraîches (11 à 14 °C). Les éclosions ont lieu 14 jours après la fécondation. L’Apron a une croissance très rapide, mais les populations restent relativement faibles.

Son alimentation : Il s’active la nuit venue pour quérir sa nourriture (vers, larves).

Le Castor d’Europe: (Castor fiber)

Le castor est le plus gros rongeur d’Europe. C’est une espèce protégée qui peut être confondue, à la nage, avec le ragondin. Actuellement, le castor n’a pas de prédateur notable, mis à part l’homme.

Il a des mœurs nocturnes et est principalement actif en début et fin de nuit. Il est sociable et vit en famille (parents, enfants) sur un territoire d’environ 1 à 3 km de cours d’eau matérialisé par de nombreux indices (coupes d’arbres, coulées, etc.).

Sa taille : peut peser jusqu’à 28 kg et mesurer plus d’un mètre

Son habitat : Au niveau de la berge, il s’installe, soit dans une hutte de branches, soit dans un terrier. Localement, les gîtes peuvent être établis dans des embâcles : c’est le cas sur la rivière Drôme.

Sa reproduction : La maturité sexuelle est atteinte à 2 ans pour la femelle et à 3 ans pour le mâle. La période de reproduction a lieu de janvier à mars. Les naissances se font entre le 15 mai et le 15 juin (en moyenne 2 jeunes).

Son alimentation : Le régime alimentaire du castor est strictement végétarien. Les besoins quotidiens d’un adulte s’élèvent à 2 kg de matière végétale ou 700 g d’écorce.

chantier de castorUn chantier de castors

L’Agrion de mercure (Coenagrion mercuriale) :

L’Agrion de mercure est un insecte de la famille des Libellules, La femelle est presque entièrement noire et bronze, alors que le mâle est bleu azur annelé de noir. Ses prédateurs connus sont les autres libellules, araignées, amphibiens, reptiles, oiseaux, etc.

agrions de mercureAgrions de Mercure
en période nuptiale.

Sa taille : libellule d'environ 30 à 35 mm de long, à abdomen fin, cylindrique et allongé.

Son habitat : Il est présent dans différents types de milieux aquatiques. L’Agrion est une espèce affectionnant les zones biens ensoleillées, souvent en terrains calcaires, aux eaux bien oxygénées jusqu’à 1600 m d’altitude. La végétation de son milieu est constituée par les laîches, les joncs, les glycéries, les menthes, les roseaux, etc.

Où la trouve-t-on dans le bassin versant ? L’Agrion est bien répandu sur les sites Natura 2000 de la vallée de la Drôme et de la Réserve Naturelle des Ramières.

Sa reproduction : Son cycle de développement est de 2 ans. La période de vol des adultes commence en avril en région méditerranéenne. La femelle accompagnée du mâle pond dans les plantes aquatiques ou riveraines. L’éclosion a lieu après quelques semaines et donne naissance à des larves.

Son alimentation : Les larves et les adultes sont carnassiers et se nourrissent de petits insectes.