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Comment agir ?

J'habite une commune de la vallée.

Contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau et de son milieu

Au quotidien, il est possible de moins dégrader l’eau et les milieux en faisant attention aux produits utilisés ou encore à certains gestes quotidiens pouvant impacter l’environnement.

Dans la maison :

  • Assurez-vous de votre raccordement au réseau d’assainissement ou du bon état de votre système d’assainissement individuel...
    Pour limiter au maximum les pollutions vers le milieu naturel. Aucun rejet ne doit se faire directement dans un milieu fragile (en rivière ou dans une zone humide) sans dispositif de traitement. Pour vous aider, vous pouvez contacter votre commune ;
  • Ne jetez pas de lingettes, serviettes hygiéniques ou tampons dans vos sanitaires.
    Ces produits se décomposent mal et peuvent altérer le fonctionnement de la station d’épuration ou de votre assainissement non collectif ;
  • Evitez d’utiliser les produits d’entretien ménagers nocifs pour l’environnement et la santé...
    Comme : les assainisseurs d'air, les javellisants, les savons antibactériens pour les mains et la vaisselle, les décapants, les traitements antitaches pour tissus, etc. ;
  • Utilisez des produits d’entretien écologiques simples...
    (vinaigre, bicarbonate de soude, détergent écologique multi-usage) et réduisez les quantités de produits utilisées pour éviter les consommations excessives d’eau pour le rinçage ;
  • Ne jetez pas n’importe quel produit dans l’évier, les toilettes ou les égouts...
    (peinture, huile de vidange ou de friture, solvants, etc.) mais amenez les systématiquement à la déchetterie. Par exemple, 1 l d’huile de vidange évacué dans la nature peut couvrir une surface de plus de 1 000 m2 d’eau et provoquer la mort de la faune et de la flore par asphyxie. Aussi, le rejet d’huile usagée dans les réseaux d’assainissement perturbe les procédés d’épuration biologique des stations ;
  • Utilisez des produits d’hygiène et cosmétiques plus écologiques...
    qui seront aussi meilleurs pour la santé ;

    Cosmétiques bio
  • En hiver, favorisez le sablage au salage quand vous êtes coincé par la neige.
    Cela est beaucoup moins nocif pour l’environnement ;
  • Enfin, pensez que votre alimentation entre directement dans votre impact écologique. Prêtez donc attention à l’origine des aliments.
    Préférez toujours les produits locaux, ei si possible issus de l'agriculture biologique et durable.

Il vous est également possible de limiter votre impact environnemental dans le jardin. Les produits pouvant être utilisés comme les engrais chimiques ou les produits phytosanitaires sont nocifs pour l’environnement en polluant les cours d’eau, les nappes phréatiques ainsi que pour la santé.

Il existe des méthodes simples et efficaces :

Au jardin :

  • Compostez les déchets organiques...
    (épluchures, coquilles d’œufs, marcs de café, etc.) et utilisez le compost pour les plantes, accompagné par exemple de fumier, ce qui permet d’obtenir un engrais naturel1 ;
  • Fabriquez vous-même les traitements contre les insectes ravageurs ou les maladies...
    Avec, par exemple, les purins d’ortie, de consoude, de prêle, d’ail, de capucine, etc., qui peuvent être également des engrais hors pair* ;

    *En respectant les doses recommandées sur les différents sites internet (ou dans les livres, émissions, etc.) et en les utilisant uniquement sur les végétaux à traiter. Même s’ils sont naturels, il faut traiter le soir pour épargner les insectes butineurs et par temps calme en évitant les surfaces de ruissellement, mares, citernes et cours d’eau.
  • Tolérez les végétaux indésirables tout en limitant leur prolifération et accueillez les espèces rares ou oubliées.
    Cela permet l’apparition d’alliés précieux comme les oiseaux, hérissons, coccinelles, abeilles, etc.
Du beau compostUn bon compost : mieux que n'importe quel engrais chimique,
et totalement écologique.

Attention aux espèces invasives :

  • Évitez :
  • D’en introduire dans les milieux ;
  • D’acheter dans les jardineries des plantes exotiques sans information préalable ;
  • De propager ces espèces (embarcations, vidanges d’aquariums, rejets en milieu naturel) ;
  • De dégrader les milieux...
    (remblais, drainage, destruction de ripisylve, etc.), cela favorise la colonisation de ces espèces ;
  • D’utiliser des herbicides :
    Ces produits, en plus d’être polluants et nocifs, provoquent l’effet inverse de celui recherché en favorisant les espèces invasives souvent plus résistantes que les espèces indigènes.

  • Il faut donc :
  • Jeter à la poubelle les plantes d’aquarium...
    dont vous souhaitez vous débarrasser et rejeter l’eau dans l’évier sans fragment de plantes ;
  • Prévenir vos collectivités locales et/ou une association de protection de l’environnement...
    Si vous découvrez une des espèces près de chez vous ;
  • Analyser la nature du sol, le climat, l’exposition du terrain...
    qui sont des éléments déterminants dans le choix des plantes à installer. Les plantes seront ainsi résistantes et adaptées au milieu et n’auront presque pas besoin d’intrants ;
  • Sélectionnez de préférence des graines et plantes d’origines biologiques...
    ..., autoproduites ou issues d’échanges avec d’autres jardiniers. Aussi, pensez à associer les plantes qui sont complémentaires (qui puisent des ressources différentes dans le sol ou se protègent mutuellement) ;
  • Choisissez un gazon ou des plantes couvrantes résistantes...
    dont l’entretien sera moins conséquent. Egalement, acceptez d’avoir des pelouses sèches en été !
La renouée du JaponLa renouée du Japon

Si votre terrain se situe sur une zone humide, visitez cette page pour en apprendre plus sur ces milieux particuliers.